IPEV 2025

IPEV 2025 : questions de méthode

Les lignes directrices IPEV fixent un cadre de juste valeur et laissent une large place au jugement du valorisateur. Pour chaque question qui revient en comité ou en revue d'audit, cette page distingue ce qui relève de ce cadre et ce qui relève des conventions retenues par Jolv. Elle ne se substitue ni au texte des lignes directrices, ni à la politique de valorisation du fonds.

Mis à jour le

Les IPEV Valuation Guidelines sont publiées par l'International Private Equity and Venture Capital Valuation Board. Jolv n'est pas un organisme de certification. Les cas chiffrés sont fictifs.

Questions et réponses

Pas au sens d'une certification : les lignes directrices ne labellisent ni un outil ni un fonds, et le valorisateur reste pleinement responsable de ses conclusions, y compris lorsqu'il s'appuie sur des outils automatisés ou d'IA. Ce qu'un outil peut rendre vérifiable, c'est l'application de la politique de valorisation : méthode retenue par ligne, hypothèses datées, écarts justifiés, validation avant clôture. C'est le périmètre de Jolv — campagnes de valorisation, pont d'equity, piste d'audit, Freeze & Lock — et rien au-delà.

Le cadre IPEV fait du prix d'entrée, lorsqu'il est réputé représenter la juste valeur (transaction ordonnée), le point de calibration (§2.6) : le multiple implicite et son écart aux comparables servent de référence, sans être reconduits automatiquement, et cet écart est réapprécié à chaque date d'évaluation ; une transaction ordonnée plus récente devient la référence la plus pertinente. La difficulté est rarement le calcul initial ; c'est la dérive silencieuse d'un trimestre à l'autre, quand un panel est modifié ou une méthode remplacée sans que l'écart soit documenté. Jolv reporte méthodes et panels d'une campagne à la suivante, verrouillés et tracés, pour qu'une rupture de méthode soit un choix visible.

Les lignes directrices IPEV 2025 écartent une décote de « marketability », entendue comme le délai nécessaire pour conclure une transaction (§1), mais demandent de considérer le manque de liquidité lors de l'ajustement des multiples (§3.4) ; la calibration au prix d'entrée est l'outil proposé pour l'apprécier. Le lieu et le taux relèvent du jugement du valorisateur, encadré par la politique de valorisation, et doivent être documentés. Jolv retient une convention : par défaut sur le multiple, avec une option sur la juste valeur de la participation en fin de pont d'equity, jamais sur la dette nette ni sur l'equity à 100 % avant quote-part. À taux identique, les deux emplacements ne donnent pas la même valeur : appliquée au multiple, la décote porte sur la valeur d'entreprise et se transmet à l'equity avec l'effet de levier.

Les lignes directrices portent sur la juste valeur, pas sur les indicateurs de performance, qui relèvent des conventions de place (GIPS, ILPA, Invest Europe) et de la politique du fonds. Jolv retient le MoIC = (NAV + distributions réalisées) / coût investi et présente NAV / coût comme un RVPI. Deux conventions Jolv s'y ajoutent : un séquestre ou un earn-out n'entre au numérateur qu'une fois encaissé, ce qui est plus prudent qu'Invest Europe, qui en intègre la juste valeur estimée ; une ligne provisionnée à 100 % n'a plus de NAV : son MoIC se réduit aux distributions déjà reçues, soit 0,00× s'il n'y en a eu aucune. Au niveau du fonds, TVPI, DPI et RVPI se lisent sur le capital appelé ; rapprocher un MoIC de ligne d'un TVPI de fonds suppose un pont entre dénominateurs, frais et carried interest.

Convention Jolv : un remboursement est un flux encaissé et laisse le coût historique inchangé ; un intérêt PIK capitalisé augmente le coût — l'exposition réelle — et n'écrit aucun flux de TRI tant que rien n'est encaissé. Traiter le PIK comme un flux intermédiaire incorpore au TRI une performance non réalisée. Les définitions ILPA 2025 traitent aussi le PIK comme non monétaire et l'ajoutent au coût comptable, mais l'excluent du capital investi, dénominateur du MOIC brut : les deux conventions donnent des multiples différents, à ne rapprocher qu'avec la convention indiquée. Pour la juste valeur, les lignes directrices IPEV retiennent la valeur actuelle du montant attendu au remboursement, pas le nominal accru (§5.7).

Pour la juste valeur, ce qui compte est l'effet dilutif global du plan à la date d'évaluation, intégré au pont d'equity. Il dépend de la nature des droits : ceux soumis à une condition de présence sont inclus dès qu'ils sont en circulation, ceux soumis à une condition de performance seulement s'ils sont acquis, et une accélération attendue en cas de cession est reflétée (§2.4). Jolv prend cet effet global en entrée ; la gestion du plan (bénéficiaires, tranches, suivi du calendrier) reste hors de son périmètre.

La valeur, et surtout le chemin qui y mène : agrégats financiers retenus et leur source, panel de comparables et exclusions, décotes et leur lieu d'application, pont d'equity, auteur et date de chaque modification, état figé présenté au comité. Une valorisation dans le marché mais non reconstituable reste difficile à défendre en revue d'audit. C'est aussi ce que suppose le backtesting (§2.7) : rapprocher un prix de sortie des dernières justes valeurs exige de savoir ce qui était connu ou connaissable à chaque date d'évaluation. Dans Jolv, chaque modification est versionnée, horodatée et attribuée, et Freeze & Lock fige la campagne validée.

Non. La politique appartient au GP et se discute avec les commissaires aux comptes ; les lignes directrices recommandent qu'elle soit écrite et les intègre (« Application of the Guidelines »). Jolv en outille l'application : il paramètre les méthodes et conventions retenues, les applique à chaque campagne et conserve la trace des écarts.

Sources

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