Sur un instrument PIK, le coupon n'est pas versé : il est capitalisé et porte lui-même intérêt. L'exposition du fonds augmente d'autant, sans flux de trésorerie. Au-delà de la valorisation de la créance — analyse de rendement tenant compte de la qualité de crédit, du coupon et de la maturité, et, pour les intérêts capitalisés, de la valeur actuelle du montant attendu au remboursement — la question qui revient en revue est son traitement dans les indicateurs : ce qui relève du coût, de la NAV et des flux du TRI.
Convention de calcul
Intérêt PIK de la période = nominal d'ouverture × taux PIK × durée ; convention Jolv : coût de clôture = coût d'ouverture + intérêt PIK capitalisé
Convention Jolv, qui s'écarte des définitions ILPA (le PIK y est exclu du capital investi) : le PIK augmente le coût investi et n'écrit aucun flux de TRI ; un remboursement est un flux encaissé et laisse le coût historique inchangé.
Cas chiffré (fictif)
Ticket de 10 M€, PIK de 10,0 % capitalisé annuellement, aucun remboursement sur trois ans.
| Coût après 1 an | 11,00 M€ |
|---|---|
| Coût après 2 ans | 12,10 M€ |
| Coût après 3 ans | 13,31 M€ |
| Flux de TRI sur la période | 0 |
Si la NAV retient les 3,31 M€ d'intérêts capitalisés et que le dénominateur reste au ticket d'origine, comme le capital investi des définitions ILPA, le multiple gagne 0,33× ; dans la convention Jolv, coût et NAV augmentent ensemble et le multiple n'en est pas mécaniquement relevé. Si ces intérêts sont traités comme des flux, le TRI enregistre une performance que le fonds n'a pas encaissée.
Points de revue
- Intérêts capitalisés remontés comme flux positifs du TRI.
- Coût comptable maintenu au ticket d'origine alors que l'exposition a augmenté.
- Option cash/PIK à la main de l'emprunteur valorisée sur un scénario unique.
Dans Jolv
Dans le module de dette privée, Jolv augmente le coût en cas de PIK, laisse le coût inchangé en cas de remboursement et n'écrit aucun flux de TRI pour les intérêts capitalisés.
Fonctionnalité — Valorisation dette privée
À lire — Intérêts PIK : pourquoi la capitalisation n'est jamais un flux de TRI