Le DPI rapporte les distributions effectivement versées au capital appelé. C'est le seul des trois multiples de performance (DPI, RVPI, TVPI) qui ne dépend d'aucune hypothèse de valorisation, d'où le poids que lui accordent les investisseurs à mesure qu'un fonds avance dans sa vie. Lu seul, il ne dit rien de la performance totale ; rapporté au TVPI, il indique la part de la valeur déjà réalisée.
Convention de calcul
DPI = distributions réalisées / capital appelé
Seuls les flux effectivement versés comptent : une distribution déclarée mais non payée, un séquestre ou un earn-out en attente n'entrent pas au numérateur.
Cas chiffré (fictif)
Capital appelé 40 M€, distributions versées 22 M€, NAV 28 M€, soit un TVPI de 1,25×.
| DPI | 22 / 40 = 0,55× |
|---|---|
| TVPI | 1,25× |
| Part réalisée de la valeur totale | 22 / 50 = 44,0 % |
56,0 % de la valeur totale repose encore sur la NAV. Selon l'âge du fonds, ce ratio relève du calendrier de sortie ou appelle une revue des valorisations qui portent le reste du TVPI.
Points de revue
- Distribution déclarée mais non versée comptée au numérateur.
- DPI de fonds rapproché des produits de cession d'une seule ligne, sur des dénominateurs différents.
- DPI faible en fin de vie lu comme un simple décalage de liquidité, sans revue de la NAV résiduelle.
Dans Jolv
Les distributions réalisées alimentent le MoIC des lignes. Jolv calcule, à partir des campagnes, des multiples bruts rapportés au coût investi ; les multiples nets sur capital appelé, qui supposent frais et carried interest, sont saisis avec leur source, jamais recalculés. Jolv ne tient pas la comptabilité du fonds.
Fonctionnalité — Gestion multi-fonds
À lire — MoIC ou RVPI : deux multiples confondus, un seul mesure la performance